http://www.sosmain.org
Accueil Remonter

 Accueil

La chirurgie des Nerfs Périphériques

bulletLe Syndrome du Canal Carpien
bulletLe Syndrome de compression du nerf Cubital au Coude 

 

bulletLe Syndrome du Canal Carpien

De quoi s’agit-il ?

Le syndrome du canal carpien (ou tunnel carpien) est une compression du nerf médian sous le ligament annulaire palmaire du carpe.

Le syndrome du canal carpien se manifeste par des fourmillements ou un engourdissement matinal des 3 premiers doigts (pouce, index et médius). Si le phénomène s’accentue, il peut vous réveiller la nuit, mais disparaître la journée.

 

Dans les cas les plus avancés, on observe une diminution et même une disparition de la sensibilité, accompagnée de maladresses. De plus, certains muscles du pouce s’atrophient, ce qui se traduit par une faiblesse de la main.

Le diagnostic peut être confirmé par un examen complémentaire (ENMG) permettant de préciser le niveau et l’importance de la compression.

Comment peut-on le traiter ?

Au début, le traitement peut être conservateur. Le poignet est alors immobilisé sur une attelle que le patient porte essentiellement pendant les périodes critiques (la nuit), mais celle-ci peut également être utilisée pour certains travaux manuels.

L’injection d’une solution anti-inflammatoire (cortisone) dans le canal carpien peut entraîner un soulagement durable de quelques semaines, ou de quelques mois.

L’intervention chirurgicale est conseillée si le STC ne répond pas ou ne répond plus au traitement conservateur. Il en est de même si les plaintes du patient, l’examen clinique et l’ENMG confirment la présence d’une compression sévère ou de longue date.

Comment l’opération se déroule-t-elle ?

Sauf exception, l’intervention se déroule ambulatoirement.

A son arrivée en salle d’opération,  la main du patient est préparée par un aide (poils rasés, ongles coupés, peau nettoyée). On vous installe ensuite sur la table d’opération et un garrot pneumatique est placé au bras.

Dans la technique classique, l’anesthésiste endort le bras (endoveineuse). Le chirurgien désinfecte ensuite le membre supérieur puis installe le champ opératoire. La main est allongée sur une planche (guitare) et la main fixée sur un support.

Après s’être assuré que l’anesthésie est efficace, le chirurgien incise la peau. Le ligament annulaire est repéré et sectionné à son tour. Le nerf médian peut alors être examiné et libéré (neurolyse). Une reconstruction du ligament annulaire est réalisée si nécessaire. Enfin, la peau est suturée sur un drain.

Si le chirurgien vous a proposé au patient une libération du tunnel carpien par endoscopie, cette technique se déroule habituellement sous anesthésie locale. Celle-ci est réalisée par le chirurgien lui-même.

Une fois la main désinfectée et le champ opératoire installé, le chirurgien réalise une petite incision au pli de flexion du poignet. Il y introduit une canule dans le canal carpien qu’il fait ressortir par une seconde incision pratiquée à la paume. Par une fente de la partie supérieure de la canule, le ligament annulaire peut être à la fois observé par l’endoscope et incisé au moyen d’une lame spéciale.

 

Matériel pour la Cure Chirurgicale Endoscopique du Syndrome du Tunnel Carpien.

L’intervention, pratiquée par l’une ou l’autre de ces techniques, dure de 20 à 30 minutes environ.

Après l’intervention, la main est placée dans un pansement plâtré rembourré d’avant-bras.

 

En quoi consistent les soins post-opératoires ?

Le patient est ensuite installé dans un lit en salle de réveil durant une heure ou deux où l’infirmière anesthésiste s’assure de son bien-être.

Si tout se déroule normalement, celui-ci est libéré avec un rendez-vous, un certificat médical, une prescription ainsi que les recommandations d’usage.

Dans l’intervalle, Le patient est encouragé à mobiliser ses doigts pour éviter leur enraidissement.

Le patient est revu entre le 4ème et le 6ème jour post-opératoire pour le premier pansement. Lors de cette consultation, sauf contre-indication, l’attelle plâtrée ainsi que les drains sont retirés. La main est emballée dans un pansement sec et une bande élastique. Le patient est alors encouragé à reprendre une mobilisation du poignet.

Les fils de suture cutanée sont retirés au 10ème jour environ. En principe, dès le lendemain, le patient est autorisé à baigner sa main.

Quels sont les risques de l’intervention ?

La cure chirurgicale de tunnel carpien implique essentiellement des risques liés à toute chirurgie des nerfs périphériques. Au moment de l’opération, le chirurgien, même entraîné, est susceptible de blesser involontairement le nerf médian. Celui-ci peut en effet suivre un trajet inattendu ou être pris dans un tissu cicatriciel rendant l’intervention délicate. Même réparée, une telle lésion peut alors laisser des douleurs, des troubles de la sensibilité des doigts ou une faiblesse du pouce.

Après l’opération, en dehors des risques liés à toute intervention (hématome, infection), on peut observer, transitoirement,  des troubles sensitifs (diminution de la sensibilité, décharge électrique) en relation avec une irritation du nerf.

La cicatrice cutanée peut parfois rester inflammatoire et sensible durant quelques semaines.

Enfin, dans un petit nombre de cas, l’organisme peut réagir d’une manière exagérée au geste chirurgical et développer une tuméfaction douloureuse pouvant toucher tout le membre supérieur et entraîner une raideur de la main et de l’épaule (algoneurodystrophie ou syndrome de Südeck).

 

Quel est le pronostic du traitement chirurgical ?

Pour autant qu’il n’y ait pas de complications au moment de l’intervention, ou après celle-ci, et que vous ayez suivi scrupuleusement les indications de votre chirurgien après l’opération, le pronostic est des plus favorable.

Dans les cas récents, n’ayant présenté ni troubles sensitifs ni moteurs permanents avant l’intervention, la récupération fonctionnelle de la main pour l’usage quotidien est obtenue en 4 à 6 semaines. Il faut cependant 4 à 6 mois pour retrouver toute sa force. Dans les STC avancés, sujets à une perte de sensibilité et à une faiblesse du pouce pré-opératoire, le pronostic est plus réservé, la récupération étant lente et parfois incomplète.

 

bulletLe Syndrome de compression du nerf Cubital au Coude 

 

De quoi s’agit-il ?

 

Le syndrome du canal cubital désigne une compression du nerf cubital (ou nerf ulnaire) au coude. Plus rarement, la compression de ce nerf peut avoir lieu au poignet (canal de Guyon). Le nerf cubital passe à la face postérieure du coude. Il est par conséquent exposé à une compression en cas de choc, d’appui prolongé ou de mouvements répétés de flexion du coude.

 

Le nerf Cubital

Au début, le patient note l’apparition de fourmillements dans l’auriculaire. Tardivement, on observe une diminution de la sensibilité de ce doigt. Il existe alors également une perte de force de la main associée une fonte de la musculature donnant à la main un aspect atrophique (amaigri).

Paresthésies (fourmillements) dans le 5éme et 4 éme doigts

 

Un examen complémentaire (ENMG) permet de préciser le lieu et l’importance de la compression.

 

Comment peut-on le traiter ?

 

Lorsqu’il s’agit d’un traumatisme récent, le nerf peut être mis au repos en évitant l’appui ou la flexion du coude. La prise d’anti-inflammatoires par la bouche ou en application locale peut favoriser la guérison. La mise au repos du nerf dans une attelle maintenant le coude en extension peut également  être utile.

L’attitude est la même en cas de compression du nerf au poignet.

Dans les cas anciens, ou ceux n’ayant pas cédé après 6 mois de traitement conservateur, une intervention chirurgicale est proposée.

 

Comment l’opération se déroule-t-elle ?

 

Selon les possibilités d’aide à domicile du patient, l’intervention se déroule soit ambulatoirement, soit en milieu hospitalier.

En outre, d’entente avec l’anesthésiste, l’opération a lieu soit en anesthésie logo-régionale (anesthésie du bras), soit sous anesthésie générale.

Si le patient est ambulatoire, le jour de l’intervention, celui-ci est accueilli à la salle d’opération par un aide qui prépare son bras (poils rasés, ongles coupés, peau nettoyée). Il est ensuite installé dans un lit où l’anesthésiste endort le membre supérieur (bloc axillaire).

Puis, le patient installé sur la table d’opération. C’est là qu’il est endormi si une anesthésie générale a été choisie. Le bras est installé sur une planche (guitare) et un garrot pneumatique est installé au bras. Celui est désinfecté par le chirurgien et les champs opératoires mis en place.

L’incision cutanée est pratiquée sur la face interne du coude. Le nerf est mis en évidence et, suivant son apparence et l’état des tissus environnants, simplement libéré (neurolyse) ou transféré dans en avant du coude (transposition). La peau est ensuite refermé sur un drain. La durée opératoire est d’une heure à une heure trente environ, selon la technique utilisée.

Décompression du Nerf Ulnaire au Coude

 

Le coude est alors immobilisé dans un pansement rembourré. Seuls l’épaule et les doigts restent libres.

 

En quoi consistent les soins post-opératoires ?

 

Après l’intervention, le patient installé dans un lit à la salle de réveil où l’infirmière anesthésiste veille à son bien-être. Si durant les deux heures de surveillance, tout se déroule normalement, celui-ci peut regagner son domicile avec une prescription, un certificat médical un rendez-vous ainsi que les recommandations d’usage.

De manière à éviter l’irritation du nerf, en fonction de la technique utilisée, le coude est immobilisé entre 10 et 20 jours. En revanche, durant cette période, le patient doit mobiliser régulièrement ses doigts ainsi que son épaule afin d’éviter leur enraidissement.

Les fils sont enlevés vers le 10ème jour. Après l’ablation du plâtre, le patient  commence lui-même les exercices quotidiens d’assouplissement du coude. En cas de difficulté (douleurs, raideur), une rééducation dirigée lui sera prescrite.

 

Quels sont les risques de l’intervention ?

 

La libération d’un nerf comporte certains risques caractéristiques de ce type de chirurgie. Au cours de l’opération, si le nerf se trouve dans une localisation inattendue ou s’il se trouve englobé dans un tissu cicatriciel, le chirurgien peut le blesser accidentellement. Même réparé, celui-ci peut alors laisser des séquelles sous forme de douleurs, de troubles de la sensibilité ou une certaine faiblesse de la main.

Après l’intervention, dans quelques cas, on peut observer des complications que l’on rencontre dans tout geste chirurgical (hématome, infection).

Enfin, à distance de l’opération, une réaction particulière du membre supérieur peut se manifester sous la forme d’une tuméfaction douloureuse avec tendance à l’enraidissement de la main et de l’épaule (algodystrophie, syndrome de Südeck).

 

Quel est le pronostic de ce traitement ?

 

Lorsque les lésions pré-opératoires sont récentes, sans perte de sensibilité ni de force, la récupération fonctionnelle est habituellement rapide et complète. En revanche, lorsqu’on avait affaire à une compression de longue date avec perte de la sensibilité de l’auriculaire associée à une faiblesse de la main avant l’intervention, la récupération peut être lente et incomplète.

 

 

bulletLa microchirurgie Nerveuse Reconstructrice

 

Envoyez un courrier électronique à webmaster@sosmain.orgpour toute question ou remarque concernant ce site Web.
Copyright © 2002 http://www.sosmain.org